Les australiens
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- Published on Thursday, 02 February 2012 06:36
Après trois mois d'observation, j'ai pu analyser à plusieurs reprises l'espèce australienne aussi connue sous le nom de Aussie, à prononcer Ozie. J'imagine que vous avez tous l'image de ces beaux surfeurs musclés ou de ces ruraux virils aimant vivre dans les grands espaces, travaillant dur dans leur ferme et affublés d'un chapeau Akubra à la Crocodile Dundee. Sans oublier leur jargon du bush qui semble n'avoir aucun sens et leur accent épouvantable dont les mauvaises langues racontent qu'il provient du fait que les australiens n'ouvrent pas la bouche pour parler de peur d'avaler des mouches.
Il suffit d'analyser les paroles de la ballade la plus populaire d'Australie, Waltzing Matilda, hymne national officieux, pour se rendre compte que les Australiens viennent véritablement d'un autre monde.
Once a jolly swagman camped by a billabong
Under the shade of a coolibah tree,
And he sang as he watched and waited till his billy boiled
"You'll come a-Waltzing Matilda, with me."
http://www.youtube.com/watch?v=eXlBN_mAwLE&feature=related
Traduction : Il était une fois un swagman qui campait dans un billabong, à l'ombre d'un collibah, et il chantait en regardant bouillir son vieux billy. Qui viendra faire valser sa Matilda avec moi?".
Vous n'avez rien pigé? Bon, voici une petite leçon d'australien pour vous permettre de saisir les paroles. Un billabong est une sorte de mare, un swagman est un voyageur itinérant, un billy est une sorte de pot en métal qui sert à faire bouillir de l'eau, un coolibah est un arbre et Matilda est une couverture. Maintenant, si j'emprunte les mots de Bill Bryson dans Down Under, vous pouvez vous poser la question à savoir "pourquoi le swagman a choisi de camper dans une marre (personnellement je préférerais camper juste à côté), pourquoi désire-t-il faire valser sa couverture et pourquoi aurait-il besoin que quelqu'un ou quelque chose (dans le couplet suivant, il parle d'un mouton, ça promet) l'accompagne dans cette activité bizarre et sans doute dépravée, voilà des questions qui n'ont jamais eu de réponse. "
Bon, si vous voulez la vérité, je n'ai encore rencontré aucun australien de cette espèce, bien que l'outback doit encore en abriter de nombreux. Les citadins de Sydney n'ont plus rien à voir avec ce vieux cliché et ils ressemblent à n'importe quel banal occidental. En 20 ans, les chiffres de l'obésité sont montés en flèche. 40% des adultes sont désormais obèses. Vraisemblablement une des conséquences de la consommation d'alcool, l'Australie étant le quatrième pays consommateur de bière, avec une moyenne de 108 litres par personne par an (ils sont donc pires que nous puisque nous ne sommes que 8èmes) et de barbecues. Car le "barbie" est ici une institution, et attention,personne ne vous comprendra si vous demandez du ketchup, plus connue ici sous le nom de sauce tomate (de quoi épouvanter n'importe quel amateur de vrai sauce tomate). La tenue du dimanche est inévitablement composée des tongs, qu'on appelle ici "thongs" et non "flip flop" comme aux USA... Et ne faites pas l'erreur de demander à un américain s'il n'a pas vu une de vos "thongs", car cela reviendrait à lui demander s'il n'a pas vu un de vos strings.
Quand à leur personnalité, il m'est encore difficile de tirer des conclusions générales même si le mot sympathique est clairement approprié. Vous avez déjà vu un pays où tout le monde, même les vendeurs, vous demandent systématiquement comment vous allez avec un grand sourire et une impressionnante sincérité ?
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